Le 19 octobre 1851, un premier câble sous-marin télégraphique, posé entre Calais et Douvres, permet d’ouvrir un service télégraphique entre Paris et Londres. Un peu plus de 150 ans après, un réseau de câbles sous-marins à fibres optiques débitant plusieurs dizaines de gigabits par seconde traverse tous les océans du Monde, acheminant, outre l’énorme trafic généré par Internet (le Web), la plupart des communications à grande distance, y compris au-delà des océans.
Trois époques successives marquent l’histoire des câbles sous-marins. On les retrouve dans le plan de l'ouvrage : l’ère du câble sous-marin télégraphique (1851-1962, avec 650 000 km de câbles à son apogée, vers 1930) ; puis l’ère du téléphone analogique (1950-1965) et du coaxial (1967-1985, le réseau atteignant alors plus de 300 000 km et occupant la première place en volume de trafic intercontinental transmis) ; enfin, l’ère du numérique et de la fibre optique (à partir de 1986 jusqu'à 2002, avec des capacités de transmission de plusieurs dizaines de gigabits à la seconde).

La mer est le lien entre ces différentes techniques. Au fur et à mesure qu'elles évoluaient, les navires-câbliers ont dû s'adapter, de même que les hommes, embarqués pour de longues campagnes en y exerçant des métiers qui n’existent que là.
Ouvrage disponible auprès de l'AACSM